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 Y a t-il un médecin dans la salle ?

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Arabella Lodz

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MessageSujet: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mar 26 Juil - 21:16

« Attend…yé crois qué y’en vois un ! » dit Carmen.
« Enlève-le ! Enlève-le de là ! » Répondit Arabella avec anxiété et un soupçon d’irritation dans la voix.
« Mé, cé que yé n’y vois pas grand-chose là-dessous… Il vaudrait mieux qué vous enleviez tout senora »

Un soupir d’agacement. Elle repoussa doucement l’espagnole et se leva de sa chaise pour commencer à débouter son corsage. Sa comparse, une fois relevée, l’aida à dénouer les lacets de ses baleines, et ensuite celles de ses gaines. Laissant retomber son premier jupon, puis son second, Arabella se retrouva vite nue dans sa chambre. Son humeur était massacrante, elle aurait bien tordu quelques cous si ce n’avait été puni par la loi. Quel merdier. Quelle puits sans fond. Il fallait que ça lui arrive ! A elle ! Depuis combien de temps n’avait-elle pas eu ce genre de soucis ? Elle qui prenait grand soin de son corps et de son hygiène ? Un comble ! Une calamité !
Ostensiblement, sa main chercha son entrejambe pour soulager cette implacable sensation de démangeaison qui la tenaillait. Lorsque ses doigts commencèrent à gratter sa peau, elle se sentit comme le mourant qui, après avoir passé des heures à souffrir, peut enfin lâcher son dernier souffle. Cette sensation grisante de répondre à un besoin douloureusement impérieux. Elle aurait pu aller jusqu’au sang si Carmen ne lui avait pas intimé l’ordre d’arrêter.

Elle alla ensuite s’allonger sur le lit, jambe ouvertes et bras croisés sur son ventre. L’espagnole la rejoignit peu après, munie d’une fine pince et d’une bougie.

« Ne me brule pas… » L’avertit-elle, mauvaise.

L’andalouse commença son travail, tant bien que mal. Mais de manière appliquée. Les yeux levés en l’air, la putain patientait, grimaçant de temps à autres à cause d’un poil arraché malencontreusement, ou d’une goutte de cire tombée sur sa peau blanche. Le travail semblait fastidieux. Foutus marins, avec leur maladies et leurs morpions. Que n’aurait-elle mieux fait de choisir un puceau ! Avec eux au moins, pas de problèmes de démangeaisons ou Dieu sait encore ! Elle n’aurait pas eu ce genre de tracas. Si jamais cela s’apprenait, elle était mal. Quels clients iraient vers elle, au risque d’être contaminé ? Fort heureusement, elle n’avait eu aucune passe depuis ce matin, personne ne pourrait la soupçonner de quoi que ce soit… SI elle réglait le problème rapidement…

« Aie ! Tu me fais mal... » Cria t-elle, surprise, en sursautant.
« Il y en a trop » gémit Carmen. « Yé né souis pas médecin moi ! Yé né jamais fais ça dé ma vie… »
« Stop ! Arrête tout, je m’en occuperai moi-même ! » fit-elle en roulant sur le flanc, puis en se levant.

Elle commença rageusement à enfiler sa robe de chambre et à nouer le cordon autour de sa taille. Sans se départir de la mauvaise humeur de sa maitresse, Carmen s’écria :

« Mon mari Lazare, il connait un homme qui est doctor, il pourra vous aider, lui. C’est un brujo, il connait la medicina… Eduardo Cu…cu… Zout! Yé né sé plou son nom, mé mon Lazare il pourra vous y condouire »
« Attention, je ne veux pas de charlatan Carmen»
« Mais il est très bien ! Lazare, il avait des douleurs dans lé articoulations, et le brujo il loui a donné oune sort pour lé soigner, et pouf ! Plous dé mal dans lé dos ! Yé vous lé joure senora !»

Ce ne fut nullement ce que dit Carmen qui finit par convaincre Arabella au bout de quelques minutes. Elle avait effectivement déjà entendu parler d’un docteur/sorcier ou quel que soit l’appellation qu’on donnait à ce genre d’énergumène, mais ne l’avait jamais rencontré. Pourquoi aller voir un inconnu alors que le bordel se payait déjà les services d’un autre médecin ? Mais justement. Elle n’avait pas envie d’être la risée de tous. Il ne fallait pas que cette affaire s’ébruite. Or, elle connaissait suffisamment le professeur Slutz (il portait bien son nom) pour savoir que si elle lui montrait son entrejambe, il courrait le raconter aux patrons et aux autres filles.

Après un moment de silence, la putain commença à s’activer.

« Aide-moi à remettre ma robe. Ensuite, tu me conduis à Lazare pour qu’il me fasse rencontrer cet Eduardo, Edward, ou peu importe son nom. Et toi pendant ce temps, tu vas laver mes draps et toutes mes affaires. Et discrètement ! Je ne veux pas que quiconque soit au courant, tu m’as bien comprise ? »

« Si, si… » Répondit l’espagnole avec une voix contrite. La perspective de nettoyer la chambre de sa maitresse de fond en comble sembla la décourager par avance.

***

Le mari de Carmen fut jadis cuisinier sur un navire, mais une l’humidité des fonds de cales eu très vite fini par avoir raison de lui et de ses articulations. Depuis, il s’était reconverti en cocher, digne métier que son père et grand-père avaient exercé. On ne pouvait pas vraiment dire qu’il était doué, mais il pouvait au moins gagner quelques pièces d’or en plus de celles que gagnait Carmen. L’homme était costaud, mais vouté. La peau mat, les cheveux en bataille grisonnant. Il n’était plus vraiment de toute jeunesse.
Il amena le coche rapidement, sans poser la moindre question. Il savait que dans le métier, mieux valait ne rien demander. Le Sorcier habitait sur les hauteurs de la ville. Un coin qu’elle fréquentait peu, même après avoir passé dix ans sur l’île. En même temps, il fallait dire qu’elle n’avait pas vraiment beaucoup d’occasion de sortir, et, si ce trajet n’était pas vraiment une balade de santé, il eut l’heure de lui faire prendre un peu l’air.
Malgré la démangeaison qui la harcelait constamment.

Arrivée devant la bicoque du Sorcier, elle eu un instant d’hésitation, avant de finalement descendre du véhicule. Lazare apprêtait à frapper à la porte lorsqu’elle le congédia.

« Laisse-moi faire. Reviens dans une heure, et si je ne suis toujours pas sortie, attend-moi »

Ne pas gratter. Ne pas gratter. Ne pas gratter fustigeait son esprit.

Une fois seule, elle donna trois coups à la porte et attendit sagement qu’on vienne lui ouvrir. Elle vérifia mentalement qu'elle avait bien tout ce qu'il fallait : L'argent (trois ou quatre pièces d'or devraient bien suffire à payer la consultation et le silence du bon homme), une bouteille de rhum (on lui avait dit que le sorcier était porté sur la chose) et un laisser-passer au bordel dans le cas ou les pièces d'or ne seraient pas suffisantes. Oui. Avec tout cet attirail, elle ne voyait pas comment ne pas s'en sortir rapidement.



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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mar 26 Juil - 21:48

Edward n'était pas chez lui. Il était chez le sauvage, tranquillement en train de discuter, sans même picoler. Il aimait bien la compagnie du jeune homme, il le détendait. Il n'avait presque pas envie de boire, avec lui. Un climat de confiance s'était instaurée entre les deux hommes, et si aucun n'avait avoué à l'autre le secret qui le blessait, l'un et l'autre savaient quel genre d'homme ils étaient et appréciaient leurs compagnies respective. Le sorcier avait même les bonnes grâces des furets qui l'escaladaient comme un terrain de jeu quand il prenait la place d'invité chez Keios.

Ils étaient en train de discuter tranquillement quand un nuage de poussière annonça l'arrivée d'une cariole aux environs de la bicoque du sorcier. Tiens donc, quelqu'un venait contempler ses murs de torchis et son toit de paille serrée en se promenant en cariole ? Voilà quelqu'un qui devait être diablement dans le besoin pour se rendre chez le loqueteux du coin alors qu'ils avaient les moyens de se déplacer en cariole. Il se leva d'un bond, faisant tinter tout l'attirail qu'il avait sur lui, breloques sur son bandeau frontal rouge, bracelets, ceintures en perles et autres bagues, et il s'étira paresseusement avant de saluer Keios puis de se mettre en chemin vers sa petite masure, un petit trois pièces confortable qu'il avait monté lui-même. Une chambre, un endroit où manger et faire ses petites potions, et un endroit où recevoir les clients.

Le mobilier était plus que rudimentaire, formé de blocs de pierres grossièrement taillés, de bois, et puisqu'il devait tout de même recevoir des clients, il avait aménagé une pièce où se tenait deux vieux fauteuils défoncés mais confortables, autrefois luxueux, vestiges d'un cabinet de comodore mis à sac bien des années auparavant et récupérés contre quelques soins. Dans cette pièce, des tentures cachaient la boue mêlée de paille du toit et il y avait même une petite table de salon pour prendre un thé, une potion, ou autre. Il y recevait ses clientes, en général. Les transactions avec les hommes s'effectuaient en général devant la porte de sa masure, en générale ouverte, devant laquelle il zonait une bouteille à la main sur un vieux siège de bois africain qu'il avait acheté à un voyageur lointain, souvenir de son ancienne vie. Souvenir de ses après-midi de beuverie, quelques cadavres de bouteilles trônaient là, et c'était à côté de celles ci qu'il vit de loin une jeune femme toquer à la porte.

Il accourut au pas de course et ralentit en approchant, puis laissa tomber ses mains sur ses genoux, reprenant son souffle comme une machine asthmatique. Dame, il n'avait plus vingt ans. Et ses vingt ans, il refusait d'y repenser. Les joues presque aussi rouges que son bandeau, il se releva et salua la jeune femme d'un baisemain. Recevoir un baisemain d'un homme yeux badigeonnés de noir, à la barbe de trois jours et aux breloques un peu trop nombreuses pouvait ne pas paraître des meilleures augures, mais une bonne éducation ne se balayait pas d'un coup de main.

"Quel bon vent amène une aussi jolie jeune femme dans ma modeste demeure?" demanda-t-il en ouvrant la porte grinçante avant de s'incliner pour la laisser entrer dans le petit salon réservé aux invités.

Quelques crânes d'animaux étaient posés sur l'unique meuble de la pièce qui prenait tout un pan de mur. Immense étagère parcourue d'une multitudes de casiers carrés de différentes tailles, il y rangeait là la plupart de ses herbes, et avait viré les plus gros casiers pour y mettre des crânes sur lesquels brûlaient des bougies quand la nuit tombait. Histoire de faire pitoresque.

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Arabella Lodz

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mar 26 Juil - 23:32

Elle n’attendit pas vraiment longtemps avant que la présence du sorcier ne se manifeste. Ce fut surtout les bruits de tintement qu’elle entendit, bien avant de voir le sorcier. Elle s’était attendue à un vieillard édenté et avisé, et au lieu de cela, elle se retrouvait en face d’un homme dans la fleur de l’âge, aux traits usés par quelques vices dont elle ne se souciait guère en cet instant, mais qu’elle retrouvait cependant régulièrement chez les marins qui venaient à elle. Il n’était pas ce à quoi elle s’attendait, elle devait bien le reconnaitre. Et, même si certains hommes sur cette île affichaient une excentricité vestimentaire notable, elle dut avouer que celui-là était remarquablement original. Il portait autant de breloques que ces danseuses de charmes orientales qui se représentaient sur la place publique. Après une courte inspection, elle lui donna un peu moins de quarante ans, mais c’était difficile à dire. Les gens qui boivent, ça se voit sur leur visage, ça les vieillit, leur endurci les traits. Peut-être était-il beaucoup plus jeune en réalité.

Elle reçu le baisemain avec une certaine retenue, un peu repoussée par le manque d’hygiène apparent du sorcier. Mais après tout, n’avait-elle pas reçu pire que ça dans son lit, pendant ses jeunes années ? L’évocation de cette pensée la fit frissonner. Heureusement qu’elle n’en n’était plus là aujourd’hui. Finalement, plutôt tolérante –il n’était pas le plus dégoutant des hommes qu’elle avait rencontré non plus- elle sourit dans le coin et se laissa faire patiemment. Elle aurait pu tomber sur un primate sans éducation…

« Un mauvais vent, je le crains » répondit-elle en entrant dans la masure.

Elle jeta un coup d’œil circonspect aux lieux. Etriqués, plus ou moins propre, mais étonnamment assez accueillants, avec ces fauteuils à l’aspect confortables bien que usés, et la table basse qui trônait entre ces deux derniers. Elle s’arrêta sur les crânes de bêtes disposées sur un meuble, sans pour autant s’en effrayer outre mesure.
Enfin, elle se tourna vers lui

« C’est un lieu intéressant que voici » commenta t-elle sobrement, pour la forme.

Elle prit place sur l’un des fauteuils. Si elle serait restée debout une seconde de plus, elle aurait été capable de déchirer violement tout ses vêtements pour atteindre sa peau et se gratter. Voilà une image bien peu glorieuse pour une femme. Mais réaliste, au moins.

« Vous ne devez pas être sans ignorer ma profession, monsieur… », Commença t-elle, tout en montrant la façon dont elle était habillée d’un geste bref. L’évidence même. Les femmes respectables n’arboraient pas ce genre de décolleté, ni ce genre de couleur vive. Vermeille, en l’occurrence. Pour les puristes.

« … Peut-être même connaissez-vous mon nom, je ne le sais. »

Elle sourit, sans forcément s’attendre à ce qu’il sache qui elle était. La putain n’était pas de celles qui s’offusquaient d’être une illustre inconnue auprès des personnes qu’elle n’avait jamais rencontrées. Fut un temps, peut-être. Certainement, même. Mais plus aujourd’hui. S’il ne la connaissait pas, c’était tant mieux.

« L’affaire qui m’amène est délicate, et j’apprécierais la plus grande discrétion de votre part à ce sujet. Moyennant le double de vos honoraire habituels, si cela vous convient. Le triple si vous arrivez à satisfaire ma requête »

Elle sortie sa bourse pour appuyer son propos. L’argent d’abord. Le reste ensuite, si nécessaire.
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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 27 Juil - 0:47

Le sorcier jeta un oeil inquisiteur à sa visiteuse qui prenait place. Elle ne s'offusquait ni de l'état de la baraque, ni des crânes, ni même de l'état de son serviteur. Il ne l'en apprécia que plus. Il la laissa s'installer avant de lui proposer un thé, ce qui était la moindre des choses. La tenue et les couleurs qu'elle portait ne laissaient guère de doute sur son statut, mais Edward qui trônait en bas de l'échelle sociale non sans une certaine fierté considérait ses clients dans une parfaite égalité... Jusqu'à ce qu'ils se montrent casse-couilles, ce qui, venant des femmes, ne tardait guère à arriver. Mais celle là lui inspirait du bon. Et il ne se trompait que rarement. Ne disait-on pas que la première impression était souvent la bonne?

"Voulez-vous un thé, ou quelque chose de plus fort, ou souhaitez vous aller directement aux faits?" demanda-t-il poliment.

En présence d'une femme, tout sorcier qu'il fut, il ne pouvait empêcher sa bonne éducation de remonter crevant la surface crasseuse de l'individu en apparence peu soigné. Et même si la femme était une catin du port, quelle que soit sa condition et le type d'hommes pour lesquels elle ouvrait les jambes, il se montrait toujours courtois. Au moins au début. Après, si elle cherchait une volée de bois vert, Edward pouvait être son homme. Mais en attendant, celle-ci cherchait quelque chose de bien particulier et le sorcier ne tarda pas à s'en enquérir, curieux qu'il était.

"Je me doute qu'on ne monte pas jusque chez moi juste pour le plaisir, ou pour un quelconque acte qu'on peut se payer discrètement en ville." dit-il en posant ses bras croisés sur le haut du fauteuil qui faisait face à celui de la jeune femme.

Debout derrière son fauteuil, il attendit, en se demandant bien ce qui pouvait l'amener ici. Il avait bien fait de ne pas picoler cet après-midi. Les femmes étaient moins tolérantes que les hommes dans ce rayon, sans doutes parce que picoler ne leur apportait que des emmerdes. Sentir l'odeur de l'alcool sur un homme les rendait nerveuses, agressives. Et on disait que c'était les hommes qui avaient l'alcool triste?

"Je n'ai pas l'honneur de vous connaître, madame. Et c'est bien dommage." laissa-t-il échapper avec un petit rire.

"Dites-moi tout. Rien ne sortira de cette bicoque, je peux vous l'assurer." dit-il solenellement.

Et c'était vrai. Le sauvage se foutait royalement des soucis des gens du coin, et il n'allait pas raconter tous les soucis de virilité des mous de la tige de Myrajh à l'autre cornu.

Les secrets seraient bien gardés.
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Arabella Lodz

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 27 Juil - 1:56

Ce sorcier était décidément plus éduqué que sa baraque et lui n’en avaient l’air. C’était plutôt une agréable surprise. A sa connaissance, Arabella n’avait jamais connu d’homme qui lui propose une tasse de thé avant de mettre sa tête entre ses cuisses. Un rire léger manqua de lui échapper, et pour éviter une situation embarrassante et malvenue, elle hocha la tête à sa proposition.

« Oui, du thé, ce sera parfait »

Du thé ou n’importe quoi d’autre, en réalité. Tant qu’il la débarrassait de son mal. Mal qui, en cet instant, était plus incisif que jamais. Inconfortable, elle croisa les jambes et se redressa.
Reprenant une certaine contenance, elle posa son regard sur lui. Quel homme étrange, tout de même. Elle se demanda si elle avait bien fait de venir ici. Non pas qu’elle ressente une quelconque pudeur, car les putains n’ont pas ce luxe, mais elle se demanda finalement s’il était vraiment à même de la soigner. Il n’avait rien d’un médecin. Et pour le peu qu’il fasse empirer les choses…

« C’est mieux ainsi » répondit-elle lorsqu’il avoua ne pas la connaitre.

Oh, il la connaitrait bien mieux que quiconque après avoir pris connaissance de ce qui l’amenait chez lui. Pour une fois qu’elle montrerait son gagne-pain sans aboutir à une passe… Plutôt ironique, pour une prostituée.
Pour une raison obscure, elle aurait tendance à lui accorder sa confiance. Toute relative cela dit, mais il lui était sympathique. Pas forcément honnête, mais sympathique.

« C’est ce que je recherche, et c’est pourquoi je suis venue à vous » continua t-elle.

Mais trêve de bavardage. Elle n’était pas ici pour faire des mondanités. Très à l’aise avec son corps, elle n’éprouva nulle gêne, ni hésitation avant de se lancer dans des explications. Tant pis pour l’image de la femme parfaite –ce qu’elle était loin d’être- et son langage précieux. Elle était putain, et lui, loin d’être naïf. Cependant, inutile d’être vulgaire non plus. Elle avait plus de classe qu’une simple fille à soldat tout de même.

« J’ai besoin que vous m’examiniez et que vous me procuriez un remède contre la maladie qui a envahi l’endroit de mon corps avec lequel je gagne ma vie. Je sais que beaucoup de filles ont déjà eu ces symptômes, mais je ne peux pas me permettre d’ébruiter cet état en allant voir un docteur en ville. La réputation, vous comprenez. Dans ce métier, elle est essentielle »

Elle lui lança un regard presque suppliant, pour lui signifier la détresse de son état physique, mais également lui montrer qu’elle ne pouvait pas perdre sa source principale de revenus. Un peu comme un bucheron qui aurait une tendinite, ou un marin le mal de mer.

« Il me faut guérir le plus rapidement possible… »

Pour ne pas dire d’ici ce soir, bien qu’elle sache que c’était peu probable. Mais n’était-il pas sorcier, lui ? Ne pouvait-il pas faire un miracle ?

« Pouvez-vous m’aider, monsieur ? »
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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 27 Juil - 2:09

Edward acquiesça quand elle lui confirma qu'elle venait pour des symptômes qu'elle ne pouvait ébruiter. Tiens donc, fallait pas demander où ça se trouvait. Mais en parfait gentleman, fantôme de son ancien lui, il se contenta d'afficher un air grave et concerné. Et concerné, il l'était. Sa meilleure promotion était le bouche à oreille, puisqu'un certain cornu s'amusait à lui saboter ses affiches. Et puisque cette cliente était venue chez lui, hé bien il fallait qu'elle reparte satisfaite.

Il acquiesça a nouveau en pinçant les lèvres. Cette fille là allait droit au but, au moins on gagnerait du temps en minauderies. Ainsi l'intimité de la jeune femme était le lieu de ses souffrances... Plutôt balot pour une catin, songea-t-il en passant mentalement en revue les remèdes dont il disposait. Plusieurs baumes pour calmer les démangeaisons ou les brûlures, à moins qu'il ne s'agisse d'une plaie... Il fallait qu'il mette le nez dessus. Et qu'il sache avant tout de quoi cela pouvait venir, même si le doute était moyennement permis et que le questionnement s'avérait délicat.

"Et vous avez une idée de la manière dont vous avez attrapé... Je veux dire..." bafouilla-t-il, soudain mal à l'aise.

Comment dire ça sans être vulgaire? Une putain couchait avec les trois quarts du port, fallait pas se demander non plus où elle pouvait avoir chopé une maladie qui attaquait précisément cet endroit là mais...

"Bon j'vais m'taire avant de m'enterrer un peu plus, mais pour dire, on peut attraper ce genre de trucs aussi en se frottant malencontreusement à des plantes vénéneuses, et c'est pas ça qui manque sur l'île. Encore que j'vous vois pas vraiment en train de faire pipi derrière un buisson. Mais j'préfère demander." reprit-il avec un peu plus d'assurance avant de lui tourner le dos.

Et voilà, maintenant qu'il se sentait idiot, son accent d'épave refaisait surface. Mais ça n'était pas dommage. Avec les manières d'antan revenaient les souvenirs douloureux. Fouillant dans ses étagères, ouvrant un tiroir après en avoir refermé un autre, il se força à sourire pour se tourner à nouveau vers la jeune femme.

"Je crains d'être obligé d'examiner l'objet du délit. Et de vous demander les symptômes exacts." fit-il avec un sourire contrit.

Nous y étions. Examiner sans même en profiter... Parfois sa fonction de guérissologue était bien rude.
C'est qu'elle était jolie, en plus. Pour lui, l'épave dont les femmes se moquaient parfois quand il trébuchait au coin d'une rue en jurant, n'importe quelle femme qui venait vers lui était une bénédiction et une créature respectable... Même si les liens ne seraient hélas que professionnels.

"Je vais me mettre en conditions, je vous laisse vous mettre à l'aise." dit-il en tirant les rideaux de l'unique fenêtre de la pièce.

Il partit se débarbouiller, se passer les mains à l'alcool... Virer les miasmes, c'était une bonne excuse pour aller se faire présentable, non ?

"ET VOUS GRATTEZ PAS!" lança-t-il à tout hasard depuis la pièce voisine, les deux mains dans le savon.
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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 27 Juil - 2:56

La première remarque du sorcier la fit sourciller. Comment croyait-il qu’elle les avait attrapés, ces fichus morpions ? En jouant aux cartes ? Elle eu envie de lui demander s’il l’avait bien regardée. L’évidence crevait les yeux. Etait-il timbré ?
Ou tout simplement maladroit… Ce qui eut l’heur de la calmer. Elle avait toujours eu tendance à l’indulgence envers les hommes maladroits. Ils avaient cette matière de dire des bêtises sans que ça ne paraisse importun. Enfin, sauf dans certains cas, mais ce type d’hommes la, elle les qualifiait de plaie ambulante. Ne lui en déplaise !

Malheureusement, il s’enfonça encore un peu plus. Si elle l’avait trouvé plutôt charismatique et poli les premiers instants de leur rencontre, elle venait de découvrir un nouveau visage du sorcier, qui ne collait pas vraiment avec ce qu’elle attendait de lui… Perplexe, elle hésita entre le rire et l’agacement. Ce fut ce dernier qui l’emporta.

« Je suis ravie de l’intérêt que vous portez à mes activités, mais malheureusement, je n’urine pas encore dans les plantes vénéneuses.»
Puis, sur le ton de la confidence : « Vous savez quoi ? Je vais vous confier un secret : Il se pourrait que j’ai contracté cette maladie en couchant avec des marins… »

Là, elle n’était pas très gentille. Elle s’était adressée à lui comme on s’adresse à un enfant crédule qui gobe tout ce qu’on lui dit. Ou à un simple d’esprit. Mais lui aussi ! Parfois, mieux valait ne rien dire plutôt que de débiter des âneries ! Elle n’en croyait pas ses oreilles. Elle se demanda même s’il était vraiment capable de résoudre son problème.

Elle ne pipa mot lorsqu’il lui demanda de jeter un œil. Elle s’y attendait après tout. Et puis, ce ne serait pas le premier ni le dernier à se rincer sur son con. Médecin ou pas médecin, d’ailleurs.
Avant qu’elle ne lui demande quoi que ce soit, il était déjà parti derrière le rideau. Malin. Comment elle allait faire pour ôter sa robe ? Elle n’était pas encore contorsionniste…quoique… pour certaines activités…

« Revenez ! J’ai besoin d’aide pour dénouer ma robe. »

N’avait-il jamais déshabillé une femme avec plus de trois couche sur le dos ? Ces choses là prenaient du temps. Entre tous les lacets, le corset, le filet et les baleines… Elle n’avait beau être qu’une prostituée, elle n’en suivait pas moins la mode.

Elle tourna le dos, dans l’expectative.

« Vous savez comment il faut s’y prendre ? » demanda t-elle, le soupçonnant de ne jamais avoir détroussé une dame.


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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 27 Juil - 3:14

Edward ne put s'empêcher d'éclater de rire. La demoiselle le prenait pour un crétin, mais elle avait le sens de la formulation. Bon, après, il faudrait lui remettre les pendules à l'heure, mais pour le moment, il riait encore comme un bossu en revenant de derrière le rideau, décrassé, paré à opérer, quoiqu'il advienne.
Il laissa les larmes couler sur ses joues, puisque ses mains étaient propres, et il se contenta de pousser un soupir amusé en regardant la jeune femme le fusiller du regard. Il lui rendit son regard, insolent, avant de pousser un soupir.

"Les femmes... Vous croyez toujours tout savoir. Et pourtant, vous, vous devriez savoir. De une, ma p'tite dame..." commença-t-il en la contournant "vous ne m'avez pas dit exactement de quoi vous souffrez. Vous la jouez franche, mais j'sais même pas si ça vous gratte, vous brûle, ou j'en sais rien quoi." dit-il en tirant d'un geste habile le lacet du corset de la demoiselle.

Il tira tous les autres avec les mêmes gestes assurés avant de lui enlever ses vêtements sans grande cérémonie. Elle n'était pas la première pute qu'il épluchait, et s'il y mit les formes pour éviter d'abimer ses vêtements charmants plein de couleurs et de franfreluche, il ne se laissa pas impressionner par les couches successives.

"De deux, à cet endroit là, les maladies que vous refilent les marins vont de la p'tite bébête à la grosse infection qui peut vous transformer en loque, ça vous ruine votre outil de travail, la peau, le sang, les nerfs, et vous finissez par en crever. Sans parler de toutes les autres petites infections intermédiaires rigolotes, mycose, chaude pisse, et j'en passe." continua-t-il sur le ton de la conversation où perçait néanmoins un ton de reproche.

Il finit de la déshabiller, la malmenant légèrement, en la faisant tourner sur elle-même sans ménagement, comme un enfant impatient peut dérouler sans déchirer tout l'emballage de son cadeau. Mais sans brutalité aucune. Les gestes étaient précis et sans hésitation, avec une poigne de fer. Une fois le tout dénoué et le plus gros enlevé, il jugea qu'elle pouvait finir de se déshabiller elle-même et recula en attendant sagement. Un petit verre lui aurait fait du bien... Mais ce n'était pas le moment de se laisser aller. Une jolie fille se déshabillait dans son petit local, et bien qu'il ne puisse pas y toucher, c'était suffisamment rare pour qu'il se permette de ne pas le fêter par un verre. Après tout, il buvait tout le temps, il fallait fêter les choses en marquant le coup, donc en arrêtant de boire. CQFD.

"Et de trois, j'vous trouve pas vraiment souple, j'pensais que les nanas comme vous pouvaient se déshabiller toute seules."

Bon, là c'était de l'esbrouffe, au vu de sa maigre connaissance de la mode féminine. Mais c'est elle qui l'avait cherché.

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Arabella Lodz

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Jeu 28 Juil - 1:22

Ne lui en déplaise, le sorcier était pris d’une hilarité qu’il peinait à contrôler. Au moins, cela prouvait qu’il était assez intelligent pour rire de ses propres sottises. Et des siennes, naturellement. Mais elle n’avait pas envie de démarrer sur un mauvais pied. Elle avait d’autres chats à fouetter que de prouver à cet individu, tout sympathique et un peu idiot qu’il semblait, qu’elle pouvait se débrouiller aussi bien qu’un homme dans une joute verbale. Après tout, elle ne le reverrait jamais. Sauf si par malheur elle attrapait d’autres maladies. Ce qu’elle n’espérait pas…

« Eh bien, sorcier. Posez-moi des questions dans ce cas » répliqua t-elle sur un ton affable. « C’est bien ainsi qu’il faut procéder, non ? »

Elle se retint au dossier du fauteuil lorsqu’il tira sur le lacet de son corset afin de faire du leste et de pouvoir le dénouer correctement. Ah ? Se pourrait-il que ce jeune homme sache en réalité s’y prendre en matière d’effeuillage de ces dames ? Visiblement oui. Même s’il n’était pas aussi doux que Carmen ou toutes les autres caméristes qu’elle avait pu avoir, il se montrait plus habile que les hommes qui s’y étaient cassé les dents.

« Je connais très bien les risques du métier »

Elle s’en offusqua presque. Qui mieux qu’une putain connaissait les inconvénients liés aux rapports multiples avec des hommes pas toujours très sains ?
Heureusement qu’elle n’avait pas la vérole… Rien que l’idée lui glaça le sang. Certaines de ses collègue –appelons les ainsi- s’étaient retrouvées avec des boutons sur le corps… Il y en avait même qui en étaient mortes. Cette chose nommée Syphilis… un véritable fléau. Elle toucha du bois pour remercier n’en avoir jamais été atteinte.

Arabella grimaça face à la sécheresse des mouvements du sorcier. Il était loin d’être délicat ! Habile de ses mains, certes, mais sans délicatesse.
Une fois qu’elle fut débarrassée des couches les plus épaisses de sa tenue, elle poussa un soupir de soulagement. Elle lui jeta une œillade qui le désapprouvait, puis commença à ôter sa culotte bouffante. Elle eut l’impression de sentir plein de petits être grouiller à l’air libre entre les poils de sa toison. Insupportable !

« Nous, les putains, nous déshabillons rarement nous-mêmes. Je rajouterai même qu’il est rare que nous portions autant de vêtement que dans le cas présent. »

Son regard fut sans équivoque. Un peu ironique également.

« Mais je suppose que vous devez déjà être au courant ? » rajouta t-elle sur un ton candide.

Otant ses souliers avec ses pieds, elle se montra à sa taille réelle. C'est-à-dire plus petite. Ensuite, elle alla se rassoir sur le fauteuil, le dos droit et les bras posés sur les accoudoirs. Inutile de croiser les jambes. Elle le fixa, dans l’expectative.

« Vous êtes prêt, ou vous voulez prendre le thé d'abord ? » reprit la jeune femme, sarcastique.
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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Jeu 28 Juil - 1:51

Edward leva les yeux au ciel. Décidément, c'était bien une femme, plus besoin de la voir à poil pour s'en assurer. On ne le reprendrait plus à être délicat avec les putains... Finalement l'éducation de sa deuxième vie suffisait amplement à traiter avec les habitants de cette île. Sans aller jusqu'à dire que ceux de l'autre île lui manquaient... Il se sentait parfois un peu seul. Mais il l'avait choisi. Il s'était imposé une solitude totale avant de revenir petit à petit vers les vivants. Et il en payait parfois le prix. Notamment les moqueries de la putain alors qu'elle venait lui demander un service, en le prenant de haut comme s'il n'avait jamais vu ses semblables au cul poudrées... Alors que la première chose qu'il avait fait en rompant sa solitude, c'était le bordel.

"Je vous les ai posé, les questions. Aussi délicatement que possible pour une dame. J'aurais du me rappeler que vous n'étiez qu'une putain." soupira-t-il sans méchanceté aucune.

"Pour avoir fréquenté les bordel je sais que vous vous y pavanez parfois plus que simplement dévêtues... Et comme ça vous arrive de vous habiller, j'imaginais pas qu'il fallait un cortège pour vous déshabiller. Pardonnez ma naïveté, ô grande dame." lâcha-t-il non sans une légère amertume.

"Et puisque vous en parlez, je prendrais bien un thé. Voire plus." soupira-t-il en se tournant vers son étagère aux milles merveilles.

Pas d'odeur pestilentielle, pas d'apparentes douleurs ni de boutons ou autres disgrâces cuttanées. Restait encore une solution, tout aussi poétique que les autres. Il tira brusquement un tiroir plein de poudre qui laissa échapper un nuage de mécontentement, avant de mettre le nez au dessus. C'était bien ça.

"Alors, on a des locataires indésirables? Madames a des morbacs, puisqu'il faut demander crûment?" demanda-t-l aimablement avec un grand sourire aussi stupide que possible.

Tenant son petit tiroir comme s'il s'agissait d'une tasse, il regarda un moment dans le vague avant d'en tirer un autre, comme mu par une impulsion subite.

"L'odeur... Mouais vaut mieux prendre... Et si je les mélange ça devrait..." marmonna-t-il dans sa barbe de trois jours avant de lui tourner le dos à nouveau.

Il grimaça en la sachant assise sur son fauteuil en tissu, infestée qu'elle était. C'était des coups à se retrouver infesté aussi, tiens. Fallait qu'il les choppe tous, ces petits crevards, un par un. Mais avant il fallait être sûr que c'était bien des morpions. Et là, l'Armageddon pourrait commencer. Il se retourna donc pour avoir la confirmation.

Finalement, il allait peut être l'avoir, son verre.
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Arabella Lodz

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Jeu 28 Juil - 11:12

Bon, okay. Là, ça commençait vraiment à prendre une tournure aigre. Elle regrettait bien d’ailleurs. Que ne se fichait-elle de lui prouver quoi que ce soit ? Surtout sur ce genre de détails. C’était ridicule.
Soupirante, elle laissa aller sa tête en arrière contre le dossier du fauteuil, les yeux clos un bref instant. Garder son calme, ne pas s’énerver, car dans le cas présent, ça n’apporterait rien de bon pour elle. Et voilà, qu’une putain. Elle ne le pris pas mal. Pas vraiment. Quoiqu’elle aurait aimé qu’un jour, les hommes comprennent qu’être putain n’était pas un handicap, ni une tare. Elle n’était pas plus stupide que la poissonnière ou la tisserande. Ou que l’épouse, si c’est ça qui dérangeait. N’avait-elle pas eu, elle aussi, une bonne éducation avant de finir dans cette galère ?

« Oui, oui » fit-elle pour couper court. « Acceptez mes excuses. Mon état me rend très irascible, et la moindre contrariété prend une ampleur démesurée. »

Là, voilà. Il lâcherait peut-être le morceau ainsi. En plus, elle était vraiment sincère. L’altercation n’était pas systématiquement ce qu’elle recherchait avec les autres non plus. Self control. L’énervement redescendit, à grand coup de concentration. Bien qu’elle aurait eu envie de lui répliquer qu’il ne comprenait rien. Rien à quoi, elle n’aurait pu mettre le moindre mot là-dessus, mais voilà.
Ses doigts se crispèrent à l’accoudoir lorsqu’il émit l’hypothèse de prendre le thé, finalement. Ce garçon ne comprenait donc pas le sarcasme ? Arggg, l’envie de l’étriper lui chatouilla les narines.
Puis elle se rendit compte de l’absurdité de ses pensées. Pourquoi fallait-il qu’elle prenne ceci trop à cœur ? Il n’était qu’un médecin à la sauvette, un inconnu, un homme qu’elle ne reverrait probablement jamais.

« Inutile d’être grossier » fit-elle, les sourcils froncés.

Bon. Ce n’était pas que la situation dans laquelle elle se trouvait était inconfortable, mais elle était rarement restée longtemps cul nu sans se faire culbuter.
Il commençait à faire frisquet, là-dedans. Elle changea de position, histoire d’ôter l’engourdissement de son postérieur.

« C’est bien les hommes, ça ! Dès qu’on les contrarie, ou qu'on leur reproche leur manque de délicatesse, ils se vexent et deviennent de parfaits butors » lâcha t-elle pour elle-même plus que pour lui.

Si elle avait eu une paire de noix, ça se serait passé tout à fait différemment !

« Et je ne parle pas que pour vous » précisa la jeune femme, au cas où il prendrait la remarque personnellement. « Vous avez trouvé ce qu’il vous fallait ? »

Elle était soudainement bien curieuse de vois sa manière de procéder. Pourvu qu’il ne prenne pas une pince et ôte un à un ces bestioles…. L’expérience n’avait pas été des plus agréables avec Carmen.
Il se tourna ensuite vers elle pour débuter l’observation. Et, probablement, les hostilités.


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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Jeu 28 Juil - 17:39

Edward se sentit idiot, ce qui lui arrivait assez souvent, mais n'en étais pas moins désagréable pour autant. Il s'était engagé dans une pseudo joute verbale avec une cliente souffrante (bien qu'apparemment ses maux ne soient que passagers et vite derrière elle s'il se débrouillait bien) et il le regrettait à présent qu'elle s'excusait... Bien qu'elle continuât encore à l'invectiver malgré sa position. Il ne pipa mot, décidé à enterrer la hache de guerre, et il se contenta de répondre à sa dernière question comme s'il n'avait pas entendu tout ce qui précedait.

"J'ai trouvé, en effet." dit-il avec un sourire.

Il prit une cuillère en argent qui brillait encore, singulier contraste avec le reste de la maison, et il remplit un pot en terre de deux cuillérée d'une poudre blanchâtre tirant sur le jaune, et une autre d'une poudre rouge vif. Puis il y ajouta de l'eau d'une cruche de terre posée là. Il posa délicatement le pot sur l'étagère et disparut dans la cuisine où le bruit de ses recherches trahirent une occupation frénétique. Il revint avec deux verres, une bouteille de rhum et un pot qui brillait faiblement d'une lumière dorée grâce au peu de lumière qui filtrait. Il posa les deux verres et la bouteille près de la demoiselle, délicatement, et lui fit signe.

"L'un des deux est pour vous. Servez-vous si l'envie vous en prend, je crains que la besogne ne prenne un peu de temps." dit-il avec autant d'amabilité que possible.

Son sourire n'était pas feint, il aimait bien traquer les morpions ou autres nuisibles comme les puces avec sa méthode à lui, estampillée Cullhorn. Non douloureuse quoiqu'un peu poisseuse, elle était un passe temps qui, à force d'être utilisé sur les chiens errants et les furets du voisins avait fini par être paufinée et prouver son efficacité de manière radicale, bien que les bestioles ne soient pas fans du miel.
Il attrapa une allumette dans l'un de ses nombreux tiroirs et alluma quelques bougies qu'il plaça près de la demoiselle. Il aurait préféré travailler à la lumière du jour mais... C'était un peu délicat.

"Ne bougez pas, je sais que ça vous démange, mais ce sera bientôt terminé." murmura-t-il en les plaçant de manière à ce que l'intimité de la jeune femme soit correctement éclairée.

Il mélangea la mixture qu'il avait préparé pendant quelques secondes, si énergiquement qu'un petit nuage coloré s'éleva du pot, avant d'y ajouter avec une cuillère propre une dose conséquente de miel qu'il mélangea tout aussi énergiquement. Une fois la préparation prête, il lécha la cuillère d'argent sans cérémonie: les poudres étaient faites de plantes comestibles, et il adorait le miel. Il prit ensuite une longue tige de bois plate et large et s'approcha de la demoiselle.

"Sommes nous prêts? Je ne vous garantis pas que ce sera agréable, mais ce sera indolore, soyez sans crainte." dit-il solenellement.

"Je suis au regret de devoir vous demander d'écarter les jambes, que je puisse me mettre au travail." dit-il cette fois ci en souriant avec une pointe d'humour.

Il manqua de plaisanter sur le fait que pour une fois, elle écarterait les cuisses pour faire travailler quelqu'un d'autre, mais il préféra s'abstenir, la tension des moments précédents n'étant pas encore dissipée.

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 3 Aoû - 20:48

La vision de la cuillère en argent dans la main du sorcier n’était pas particulièrement rassurante. Surtout qu’elle avait une vague idée de l’endroit ou il pourrait la mettre…. Non pas qu’elle n’avait pas reçu plus gros appendices en elle, mais le matériau et l’usage qu’on faisait de ce genre de couvert lui semblait presque obscène. Oui oui, même pour une putain. Elle afficha une mine déconfite, qui s’évapora bien vite lorsqu’elle s’aperçu qu’il n’utiliserait cette cuillère que pour y verser un liquide. Un bref soupir s’échappa de ses lèvres, et ses épaules s’affaissèrent. Après tout, elle n’était pas certaine de ce à quoi elle devait s’attendre avec un personnage aussi atypique que ce médecin…

Curieuse, Arabella ne le quittait pas du regard. Au moins, il savait ce qu’il faisait. Ses gestes étaient surs d’eux, et son visage concentré. Elle se dit que peut-être dans une autre vie, elle aurait aimé connaitre ce genre de discipline. La fabrication de médicaments, ou toute autre substance pour soigner les gens. L’aspect du petit chimiste en herbe la séduisait, et uniquement cela. Car elle n’avait pas vraiment l’âme d’une bonne samaritaine non plus.

La vision des deux verres et de la bouteille de rhum la mis on ne peut plus à l’aise. Elle lâcha même un sourire, séduite par tant de prévention de la part du sorcier.

« Ce ne sera certainement pas de trop, en effet »

La politesse aurait exigé qu’elle ne se serve pas la première, mais au diable les conventions. Ce qui allait se passer était au-delà de toute bonnes manières d’usages. Alors, la demoiselle s’empara de la bouteille pour s’en servir un verre, ainsi qu’à lui.

Elle ne craignait pas tant que le médecin s’immisce dans son entrejambe que l’attente interminable qui était susceptible de se passer à partir de maintenant. Tenir les jambes écartées pendant deux heures (peut-être moins, peut-être plus, qu’en savait-elle ? Pas moins d’une en tout cas…) n’était pas particulièrement une bonne expérience, même pour une putain.

Saisissant son verre, qu’elle avait remplit généreusement, elle avala une bonne rasade non sans grimacer. Si le rhum était monnaie courante sur l’île, elle n’en raffolait pas pour autant. En fait, elle n’en raffolait pas tout court, et il était rare qu’elle se trouve dans un état d’ivresse maximal. Non pas qu’il en faille beaucoup non plus, remarquez. Son gosier brula, et elle manqua de tousser pour faire passer le feu qui brulait dans sa gorge. Mais aux grands maux les grands remèdes !

« Cela me fait penser que je vous ai apporté une bouteille également » lança t-elle dans un élan de sympathie. « Au cas où il aurait fallu vous convaincre avec plus d’arguments… la bouteille se trouve dans mon sac, elle est pour vous »

Une bonne odeur de miel se dégagea de la mixture qu’il tenait entre les mains. Et apparemment, il n’y avait pas l’odeur qui semblait délicieuse, à en juger par la façon dont il goba la cuillère.
La jeune femme le gratifia d’un regard entendu lorsqu’il lui demanda si elle était prête. Et, prête ou pas prête, elle allait y passer de toute manière.
Pour toute réponse, elle écarta ses jambes et avança son coccyx vers lui, afin de lui faciliter la tache.
Allez, encore une petite gorgée de rhum…

« Eh bien…allons-y gaiement » fit-elle, comme une biche aux abois, avant terminer le verre.

Elle ne le lâchait pas du regard.

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 3 Aoû - 23:08

Le sorcier poussa un soupir désolé. Rien qui ne trahisse son impatience ou son ennui, mais simplement... A quel point c'était dommage d'avoir une femme dans cette position qui avançait ses reins vers lui... Simplement pour se faire soigner. Une fois encore, il pesta contre son statut de guérisseur (et d'exterminateur de morpions, en l'occurence) intérieurement, puis il prit position à genoux devant l'intimité de la jeune femme. On aurait vraiment dit une demande en mariage de mec bourré qui signifie avec un peu trop d'exactitude à sa belle la partie de son anatomie sur laquelle il compte.

Il attrapa la bouteille sur la table, s'en servit un verre qu'il vida d'un trait. Il laissa passer la sensation de l'alcool lui réchauffant les entraille le yeux clos, avant de les ouvrir à nouveau pour se resservir un verre qu'il fit glisser jusqu'au bout de la table, le séparant le plus possible de celui de la jeune femme.

"Je ne saurais que trop vous conseiller d'pas vous gourer de verre." ajouta-t-il avec un grand sourire.

Il attrapa ensuite son pot de mixture gluante et le remua encore avec cette fois ci la spatule de bois. Il fit aller et venir la spatule, de haut en bas, en laissant un maximum de miel y coller. Longue d'une quinzaine de centimètre, large de près de deux, elle était le parfait Morpionator. Version 2.0.

"S'parti! Vous allez connaître les joies de la tartine de pain. En espérant que ça vous fasse réfléchir à deux fois avant d'en sacrifier quelques unes au prochain petit dej'." lança-t-il joyeusement avant d'étaler la substance gluante sur les poils de la jeune femme.

Son sens de l'humour était déjà particulier quand il était bourré, mais à jeûn ça prenait encore une autre dimension. Peu importait, il était lancé. Sortant de sa poche une pince qu'il avait nettoyé à l'alcool, il la garda dans la main quelques instants le temps de badigeonner la toison de la putain jusqu'à ce que ça aille jusqu'à la peau, ne lésinant pas sur la dose: le pot complet devait y passer. Il laissa quelques secondes le temps que le miel ne descende jusqu'à la peau par ce merveilleux principe de gravité sur lequel Newton ne mettrait un nom et un fonctionnement que 50 ans plus tard.

"Bon, que j'vous explique comment ça marche. Le miel que je viens de tartiner avec élégance, c'est le piège à bestiole. Les poudres que j'y ai mélangé, c'est un truc qui les fait fuir parce qu'ils détestent ça, ça finit par les tuer à petit feu. J'en ai mis une qu'ils détestent, et une autre qui fait ressortir l'odeur encore plus puissamment. Les plus balaises qui passeront l'épreuve du miel seront groggy à cause des plantes. Plus qu'à récupérer ce p'tit monde." conclut-il avec un sourire.

Il lui montra la pince et fit tinter ses machoires de métal avec un petit bruit presque cristallin, avant de se remettre au travail. Les bestioles n'étaient pas difficiles à localiser, elles s'agitaient faiblement prises dans la glue mêlée de plante. Il en attrapa deux d'un coup, collés à la pince par le miel, et il rinça la pince dans le verre d'alcool en la remuant. Les deux bêbêtes se détachèrent et tombèrent mollement au fond, ralenties par le miel et l'alcool, intertes. Si les plantes ne les avaient pas eu, l'alcool les finirait.

"La classe nan? C'est ma méthode personnelle." continua-t-il comme s'il ne faisait rien de plus ordinaire qu'arracher des patates.

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Mer 3 Aoû - 23:50

Soulagée qu’il commence enfin l’affaire, elle ne pu s’empêcher de se tortiller lorsque la spatule pleine de miel toucha sa peau. Une affreuse sensation de démangeaison l’assaillit, et elle dut prendre sur elle pour ne pas soulager ces picotements… Et, dans le même temps, la sensation était presque agréable. Pour une fois qu’un homme touchais sans corps sans brusquerie… Il fut plus doux que ce qu’elle s’était imaginé, et elle lui en fut reconnaissante.

Pendant qu’il étalait la mixture, elle l’observait, pour vérifier toute éventuelle expression concupiscente qui aurait été plus que malvenue. Après tout, il n’était qu’un homme, et elle en connaissait suffisamment pour savoir qu’en général, la gent masculine essayait de profiter de toutes les situations. Même le docteur qui s’occupait des fille d’habitude, et qui ne se privait pas quelques libertés lors de l’auscultation…
Elle aurait presque dit qu’il se sentait gêné… Et qu’il cachait son embarra avec de l’humour et de la légèreté… Intéressant. Touchant, même. Il n’irait pas jusqu’à rougir, tout de même… ?

« La tartine à pain… » Répéta t-elle, dubitative. « Je crains de ne plus voir mes petits déjeuners de la même façon désormais… »

Elle essaya mentalement de se représenter sa tartine du matin, bien beurrée et avec de la confiture dessus… mais non. Trop tard. Elle était corrompue. Un peu comme lorsqu’on émet l’hypothèse que ses parents couchent toujours ensemble… On ne veut pas avoir d’image, mais le simple fait de l’avoir prononcé à haute voix ruine l’image que l’on se fait d’eux… Ce qu’il venait de dire serait irrémédiablement associé à sa tranche de pain matinale… Elle eu presque envie de rire.

Elle eut bien besoin d’un verre… De la bouteille, même. Et hop. Sa main attrapa le rhum, et le goulot embrassa sa bouche avec une avidité qu’elle ne se serait jamais soupçonnée. Et, plus le sorcier expliquait sa méthode, plus l’alcool entrait dans son gosier. Bestiole, petit monde, faire ressortir l’odeur, les plus balaises… Par tous les diables, elle eut l’impression d’avoir tout un écosystème là-dessous !
Pas au bout de ses peines, la vision de la pince à épiler, similaire à celle que Carmen avait utilisé sur elle un peu plus tôt, la fit blêmir. Ca faisait mal ! C’était une sensation de picotement très irritante, un peu comme lorsqu’on arrache un poil… Mais combien y avait-il d’insecte ? Allait-il les enlever en totalité ?

« Aie ! » fit-elle en s’agrippant machinalement aux cheveux sur sorcier.

Très bonne idée, d’ailleurs. Au moins, si il ratait son coup, elle pourrait tirer quelques mèches pour lui signifier l’ampleur de son inconfort. Elle n’était pas prête de les lâcher ! Tout gras qu’ils semblaient, d’ailleurs.

« Combien en reste t-il ? » s’enquit-elle, inconfortable. « Vous êtes sur que je n’aurais plus rien ? »

Elle se redressa, bombant torse et allongeant son cou le plus possible pour tenter d’apercevoir quelque chose, mais la tête du sorcier obstruait tout. Mais comment parvenait-il à voir quelque chose, même avec les bougies ?

Puis elle eut un rire incontrôlé.

« Ca chatouille ! » laissa t-elle échapper en resserrant ses jambes autour du cou du sorcier.

Elle ne savait pas vraiment si elle devait rire ou pleurer, à la vérité. Allez, encore une petite gorgée de rhum devrait bien l'amener à choisir...

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Ven 5 Aoû - 17:16

Edward sourit, heureux d'avoir pu contaminer quelqu'un d'autre avec sa vision personnelle du petit dej', ruiné à jamais par ses expérimentations anti-parasitaires. Et alors qu'il employait ladite méthode avec succès, la jeune femme eut un sursaut de douleur et s'accrocha à ses cheveux. Tiré par la poigne de la jeune femme à laquelle il ne s'attendait pas, concentré qu'il était, il trébucha en avant et se retrouva le bout du nez dans le miel et les morpions. La perspective de voir de si près un organe féminin plutôt attrayant aurait été agréable s'il n'avait pas pu voir de si près ce qui s'y balladait.

Il se recula vivement et se frotta le bout du nez, barbouillant sa main et son bras du miel glunant dans lequel - merci Seigneur pour Tes petites attentions - aucune bestiole ne surnageait. Il ronchonna pour la forme et soupira. Elles avaient l'habitude d'être un peu malmené de là non? Edward qui était un homme, un vrai, et pour qui les délices de l'épilation conservaient tous leurs secrets n'avait aucune idée de la douleur qu'elle pouvait éprouver en se faisant pincer les poils dans une zone sensible, et il la regarda d'un air mi-compatissant mi-peiné en lançant d'un ton où perçait néanmoins l'excuse:

"Dites, vous pouvez prévenir, la prochaine fois?"

Il se frotta à nouveau le nez et regarda la traînée luisante du miel sur sa main. On aurait dit une main de gosse au coeur de l'hiver quand les mouchoirs venaient à manquer. Il jeta un oeil à la bouteille de rhum et ne put réprimer un sourire: tout pochtron qu'il était lui-même, il était en compagnie d'une jeune femme qui avait une solide descente, ça faisait plaisir à voir. Quitte à ce qu'il doive l'installer plus tard pour dormir quand le rhum serait bien descendu... Et remonté comme il fallait à la tête. Il se remit au travail, et ricana sans méchanceté à la nouvelle question de la jeune femme.

"Combien y en reste? J'en sais rien, j'crois que j'ai noyé l'agent du recensement!" lâcha-t-il en désignant le verre-cimetière-à-morpions avec un petit rire.

La détendre pouvait la pousser à éviter de lui arracher les cheveux. Heureusement qu'il se les était lavé quelques jours plus tôt. Ils n'avaient pas encore la consistance de la tournée de frites moyennes, mais on pouvait tout de même sentir que le shampoing ne datait pas de quelques heures.
Il la regarda bomber le torse, fasciné malgré lui. Quand une femme faisait ce genre de chose la poitrine découverte, c'était... C'était... Mieux valait retourner à ses morpions, pour éviter la tarte dans le pif.

Et alors qu'il en attrapait trois d'un coup, les mettait dans le verre et repartait en expéditions, il sentit les cuisses de la jeune femmes s'agiter et se resserrer autour de son cou. Diaaannttreeee, et dire que c'est lui qui allait être payé pour ça ! Cette fois ci, c'était difficile de se contenir, et le sang lui monta aux joues alors qu'il faisait mine de se concentrer. Mieux valait qu'il évite de se relever tout de suite. D'accord, c'était une putain, mais elle venait ici pour se faire soigner, et voir son médecin improvisé avec un braquemard prononcé, c'était ptêt pas de la courtoisie la plus notable.

"Passez-moi la bouteilles, vous voulez bien?" grogna-t-il avant d'attraper ladite bouteille qu'elle lui tendait et de se la visser dans l'bec pour en descendre une certaine quantité.

Il la lui rendit ensuite, feignant une attention particulière pour les morpions pour éviter de croiser son regard.
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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Ven 5 Aoû - 23:20

La sensation d’avoir un nez collé sur ses parties intimes ne lui était pas vraiment inconnue, encore heureux, mais là, elle fut vraiment prise au dépourvu. Elle tressaillit, le regardant avec des grands yeux surpris. Durant un quart de seconde, elle crut réellement que le sorcier avait voulu prendre quelques libertés, mais lorsqu’elle observa sa truffe pleine de miel –et probablement de morpions- ainsi que sa tête dégoutée, elle se rassura. Elle eut même pitié. Même elle n’aurait pas osé y mettre un doigt, alors imaginez un nez… Le pauvre… Mais il ne s’énerva pas, ce qu’elle trouva admirable. Au contraire. Pour elle ne su quelle raison, il eut un regard compréhensif. Arabella se demanda réellement ce qui pouvait bien se passer dans la tête de cet homme étrange. Elle regretta de l’avoir presque mal jugé au début.

« Veuillez me pardonner » fit-elle, légèrement confuse également.

Pour un peu, elle se serait sentie gênée et penaude.
Ses yeux dardèrent ensuite le pot qu’il désigna et une moue dégoutée envahit son visage. Eurk. Elle ne voulait même pas savoir ou il jetterait cette immondice. Le plus loin possible, espéra t-elle.
Avec un nouveau jeu de regard, –elle ne pouvait pas vraiment s’empêcher d’observer le praticien avec minutie pour noter chacune de ses réactions- Arabella s’aperçu qu’il commençait à rougir. Entre chaleur et embarra, Il n’était pas nécessaire d’être une prostituée pour deviner la bonne réponse. Pourquoi maintenant ? Etait-ce l’effet de ses cuisses qui venaient de se refermer un peu plus autour du cou du sorcier ? Elle rit intérieurement, puis desserra l’étreinte avec un regard entendu.

« Vous avez chaud ? » demanda t-elle avec une pointe de moquerie.

Elle lui tendit la bouteille, non sans en prendre une gorgée auparavant. L’alcool lui montait doucement à la tête, d’autant plus qu’elle avait bu vite. Son dos chercha le dossier du fauteuil pour mieux s’y coller pendant que sa tête reposait sur le côté. Diable, elle n’aurait peut-être pas du boire autant… Enfin, étant donné que sa descente était plutôt faible, il en fallait peu pour qu’elle se retrouve en état d’ébriété. Entendons-nous bien, en cet instant, elle n’était pas non plus prête danser sur la table. Simplement plus à l’aise, plus relâchée. C’est pourquoi, pour aider le sorcier à retrouver une attitude normale elle déclara :

« Vous savez, il est tout à fait normal d’avoir ce genre de réaction. Je ne m’offusque pas. Continuez à regarder, si cela vous chante. Vous ne serez pas le premier. »

Elle sourit, d’un air satisfait. Un peu comme une mère qui donne l’autorisation à son enfant.
De toute manière, le sorcier n’avait pas vraiment le choix, s’il voulait mener à bien sa tache.

« Mais si vous préférez, nous pouvons faire la conversation. Vous pouvez me parler de votre vie ici, de vos occupations…? » fit-elle, dans expectative.

Oui, parlons de sa vie pendant qu'il avait la tête coincé entre ses jambes. Voilà bien une situation qui serait singulière.
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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Sam 6 Aoû - 1:21

Edward sentit la rougeur de ses joues lui remonter jusqu'aux oreilles. Rien ne lui échappait, à celle-ci. Faut dire qu'avec un métier pareil, ça vous formait à ce genre de euh, petit moments de solitudes purement masculins. Les femmes avaient de la chance qu'aucune partie de leur anatomie ne les trahisse... Encore que, cette partie là, hein, elles étaient bien contente qu'un homme l'ait bien dressée au moment crucial.

Mais RHAAA, on était sur les morpions, fallait penser aux morpions. Quoi de plus tue-l'amour que de voir ces bestioles pleines de pattes, répugnants parasites grouillants, pile à cet endroit là? Une simple concentration du practicien qu'il était pouvait dissiper l'atmosphère chaude et un peu trop intime que la jeune femme avait su créer en deux simples petits mouvements du haut et du bas du corps. La concentration était le maître mot, la concentration, les morpions, ces saloperies de bêbêtes... Non, pas moyen, quand Edward commençait à réfléchir avec ses organes génitaux, le cerveau se déconnectait comme une clé USB dans laquelle on shoote malencontreusement, le bruit du périphérique retiré en moins. Heureusement. Y aurait plus manqué qu'un bruit signale qu'il venait de retomber en mode homme des cavernes.

"C'est pas vraiment r'garder qui m'chante." grogna-t-il pour lui-même avant de pousser un soupir et lever les yeux au ciel.

Lever les yeux au ciel non pas pour se la péter kikoo je râle tavu, mais simplement pour rompre le contact visuel. Le miel, entêtant, cachait les autres odeurs et nargait le sorcier jusque sous ses narines. Il soupira derechef et se remit au travail, arrachant les morpions à leur nid douillet impitoyablement. Bientôt le fond du verre fut recouvert de ces charmantes bestioles. On touchait au but.

"Ma vie ici?" répéta-t-il comme pour faire le point.

Pourquoi pas? Mieux valait sa vie ici que sa vie avant. Et comme aucune loi ne l'obligeait à penser à sa vie d'avant pendant disons, les trois prochains siècles, il pouvait allègrement discourir de sa vie ici, comme s'il avait toujours été ici. D'ailleurs il avait toujours été ici. L'auto-conviction dans sa mauvaise foi la plus flagrante.

"Bah... Je suis le sorcier de l'île." commença-t-il en omettant bien volontairement le cornu dans son recensement des sorciers de l'île.

"Mon euh, léger penchant, disons, pour la boisson me file une réputation assez euh, aléatoire, mais puisque des jolies jeune femmes comme vous me rendent encore visite, c'est qu'y a pas que du mauvais, j'pense. Bougez pas..."

En discutant, il continuait à traquer les derniers morpions englués, ceux qui, sentant la population se faire décimer, se cachaient au plus profond de la toison, en tentant d'esquiver le miel qui n'en avait pas envahi tous les recoins. Il en attrapa un adroitement, griffant très légèrement la peau de la jeune femme au passage.

"Aïe !" fit-il pour elle, "Désolé, les derniers se cachent bien comme il faut." fit-il avec un sourire d'excuse.

"Et vous, depuis quand vous êtes là?" demanda-t-il d'un ton plus léger en noyant le morpion réfractaire.

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Arabella Lodz

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Sam 6 Aoû - 12:06

Pas très loquace, le bonhomme. Mais peu l’étaient, sur cette île. Sinon, personne n’y viendrait. Après tout, pour quelles raisons les gens arrivaient-il sur Myrajh ? Soit ils recherchaient quelque chose, soit ils fuyaient. Elle avait souvent entendu les histoires des hommes avec qui elle couchait. Allez savoir pourquoi c’était toujours à elle qu’ils se confiaient… Néanmoins, il fallait souvent leur tirer les vers du nez. Mais la putain n’était pas ici pour ça. Elle n’allait pas le questionner, ou le mettre mal à l’aise (c’était déjà plus ou moins déjà fait, ça). Simplement, il ne lui dit rien de plus que ce dont elle se doutait déjà : A savoir, qu’il avait une nette addiction pour l’alcool. Il ne fallait pas être extralucide pour le deviner.

Pourtant, pour quelqu’un qui buvait, elle trouvait qu’il n’avait pas tant usé de la bouteille que ça depuis son arrivée. L’aurait-elle connu dans l’un de ses rares moments de sobriété ? Elle regarda le rhum, et hésita à poser la bouteille plus au loin. Elle ne l’empêcherait certainement pas de picoler si l’envie lui en prenait, mais bon… pourquoi chercher à tout prix l’ivresse ? Elle-même se sentait déjà bien assez grise.

« C’est la première fois qu’une putain vous rend visite ? » demanda t-elle en se méprenant peut-être sur le sens du jolie jeune femme comme vous.

Avait-il voulu dire ce qu’elle avait compris, ou était-ce un compliment un peu maladroit ? Somme toute, les deux ne l’auraient pas étonnée. N’était-ce pas ce qu’elle était ? Une putain ? Certaines filles s’offusquaient encore qu’on les traita ainsi, et jouaient les fausses indignées. Mais dans ce monde d’homme, qu’espéraient-elles ? Elles n’étaient ni épouses, ni mères, seulement prostituées.
Une douleur piquante et vive la fit lâcher un bref cri aigu ainsi qu’un tressautement maladroit.

« Vous m’en voulez décidemment ! » fit-elle en crispant ses doigts sur l’accoudoir le temps que la sensation douloureuse s’évapore.

Petit geste, mais grand mal. Un peu quand on se cognait le pied au coin du lit, ou qu’on se rongeait un peu trop les cuticules des ongles. Mais c’était probablement un juste retour des choses, étant donné qu’il avait malencontreusement collé son nez contre elle par sa faute.
Le temps – bref, n’exagérons rien- qu’elle reprenne contenance, il lui retournait une question. Cela l’intéressait-il vraiment ? En général, les hommes n’aimaient pas savoir que les putains avaient pu avoir une vie avant d’exercer leur métier. Un peu comme si elles étaient supposées naitre ainsi, vous voyez.

« Monsieur, vous ne pouvez décemment pas me poser ce genre de question et négliger ensuite l’âge que je peux avoir !» s’exclama t-elle, faussement indignée.

Plus sérieusement, elle n’avait jamais vraiment compté le nombre d’années qu’elle avait vécu sur l’île. Une dizaine, probablement. Ce qui lui rappela insidieusement son âge qui, bien que relativement jeune, ne tarderait pas à se voir sur son visage. Et là, son sourire vacilla un peu, avant qu’elle ne prenne un ton plus léger :

« Pourquoi ne vivez-vous pas en ville, comme les médecins et les herboristes ? Vous auriez plus de clientèle. »

Parole de pute
Puis quelques secondes après et un éclair de lucidité, elle s’enquit, en changeant de sujet pour revenir aux petites bestioles :

« Et… votre mixture au miel, là… vous comptez l’enlever comment ? »
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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Dim 7 Aoû - 1:04

Edward balaya la question sur les putains d'un sourire désabusé et d'un signe de tête éloquent. Décidément, ces pauvres filles n'étaient que trop consciente de leur condition. Edward, à jeûn, n'oubliait pas que les prostituées étaient avant tout des femmes. Une fois plein comme une cantine, il devenait comme n'importe quel pirate mal léché, et les hormones prenaient le dessus. Fort heureusement pour sa cliente, il était à jeûn. Le verre de rhum avant la chasse aux morpions n'était qu'une formalité.

"J'ai dit jolie fille. J'ai pas dit putain." dit-il d'un ton faussement moralisateur. "Et vous êtes ma première, ici en tant que cliente, oui, mais c'est pas à vot' métier que j'faisais allusion."

Il eut un petit rire qui fit secouer la pince engluée dans le miel et les poils, laissant au morpion capturé le vain espoir de pouvoir s'en sortir, mais il le rattrapa aussi sec d'un geste assuré (dame, au bout du 23e, on commençait à se faire la main) et le noya avec ses petits frères en faisant tinter la pince contre les parois du verre, sans faire mal à la donzelle, cette fois. Elle avait raison, à croire que leur petite escarmouche l'avait contrarié, qu'il lui faisait sentir les coups de pince... Mais il n'en était rien. Il avait pris l'habitude de se débarrasser des nuisibles, mais cette demoiselle qui lui avait enserré le cou avec les cuisses lui avait momentanément fait perdre ses moyens.

"Ah, madame, j'oublie ma bonne éducation." dit-il avec un petit rire.

Comme si on avait pu croire qu'un pouilleux comme lui était bien éduqué... Et pourtant, il l'était. En témoignait les bribes de paroles distinguées quand il était concentré, quand la concentration faisait tomber le masque pourtant soigneusement construit année après année du sorcier idiot au cerveau rongé par la boisson.

"J'oubliais qu'on d'mandait pas son âge à une donzelle." reprit-il de son ton de pochtron mal dégrossi. "Quant à être ici, disons... Que je me sens mieux à l'écart, au grand air. J'aime pas trop la compagnie de mes pairs. J'veux dire, pas au point de vivre dans une baraque collée à un tas d'autres, loin de ma liberté. Et puis la matière première, hein, elle est ici. Pas en bas. Et ma réputation dans les tavernes est suffisamment bonne pour qu'on monte jusqu'ici, en témoigne vot' présence." conclut-il en se relevant.

Il venait de noyer le dernier morpion et le rhum s'agitait encore, brouillé du miel, tournant sur lui-même au fond du verre, entraînant une ribambelle de morpions morts grossis par le verre. Charmante image. Il repoussa le verre et fit mine de vouloir toucher le sol avec ses mains pour se détendre les jambes dans lesquelles se manifestaient les fourmis de celui qui était resté accroupi un bon moment. Morpions, foumis... Charmant, une fois encore. Il entendit la question de la jeune femme et se releva d'un coup, la main sur la bouche, les yeux écarquillés, en la fixant d'un air coupable.

"Oh meeerde, j'ai pas pensé!" dit-il d'un air effaré. "Comment on va faire? Vous en avez plein le..." reprit-il sur le même ton.

Il laissa passer quelques secondes de doutes avant de balayer cet air horrifié de son visage par un sourire parfaitement idiot. Il laissa échapper un petit rire et reprit d'un ton plus rassurant:

"Je plaisante. Pardonnez mon sens de l'humour douteux. Ce n'est que du sucre, un peu d'eau suffira, et peut être un ou deux coups de brosse. Je vous prête mon tonneau de bain, c'est mieux de vous immerger au moins jusqu'au... Jusqu'à la zone sucrée."

La zone sucrée. De mieux en mieux, toujours aussi tendancieux. Il éclata de rire devant l'énormité de sa propre formulation, et il lui tendit la main pour la mener vers la salle à côté où les attendaient le tonneau.
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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Ven 12 Aoû - 21:33

Peu importe. Putains, jolies filles, après tout, certains ne faisaient pas la différence. Donc, le médecin lui avait fait un compliment. Eh bien, décidément, il y avait encore des choses qui pouvaient la surprendre sur cette île. Sans plus de tergiversations mentales, elle se focalisa la suite des propos du médecin. Ce dernier semblait posséder bien plus de savoir qu’il ne le laissait afficher. Autant, il prenait un accent d’ivrogne mal dégrossi, autant il avait une façon de parler relativement chantante qui jurait avec l’univers qu’il s’était créé sur Mirajh. Quelques mots qu’il prononçait avec distinction et, il fallait le dire, raffinement. Ce qui attisa l’intérêt de la donzelle, mais sans qu’elle ne lui posa la moindre question à ce sujet. Elle avait appris depuis longtemps à ne pas être curieuse sur la vie des hommes qu’elle rencontrait. Surtout sur l‘île. Personne n’aimait être chatouillé sur son passé, et elle la première.

Sentant la fin du supplice, elle se mit à s’impatienter. Ses jambes étaient engourdies, et elle gageait que le lendemain, ses adducteurs crieraient à l’aide. Soigner le mal par le mal, après tout. La sensation de démangeaison s’était estompée petit à petit, pour son plus grand soulagement. Finalement, ce n’était pas si terrible… si ? Heureusement qu’elle était venu voir ce sorcier. Elle n’aurait pas tenu un jour supplémentaire.
Arabella rit jaune lorsqu’il se releva, la main devant la bouche. L’imprévisibilité de cet homme fantasque n’était pas de tout repos. Et encore, elle n’était que sa cliente, alors imaginez sa pauvre femme, s’il en était une.

« Vous rigolez j’espère ? » demanda t-elle.

Oui, évidemment qu’il rigolait. Comment pouvait-il être sérieux, de toute manière ? Soit il prenait tout avec un détachement calculé, soit il plaisantait. Cela ne laissait guère le choix à d’autres interprétations.
Le bougre possédait tout de même un tonneau de bain. Pour sur qu’il ne s’en servait pas autant qu’il ne le devrait, songea la putain en regardant ses cheveux et ses joues mal rasées.

« Vous êtes un amour » susurra t-elle, pour répondre à ses propos. Un peu venimeuse cependant. Zone sucrée… Vraiment, ce devait être l’une des plus intéressantes expressions dédiées qu’elle n’ait jamais entendues

Une fois que le sorcier se fut écarté d’elle, elle s’empressa de poser les pieds au sol avec un soupir de soulagement. Sans plus attendre, elle se leva, heureuse d’être enfin libre. Ses mains massèrent brièvement ses cuisses, et par la même occasion, la jeune femme se regarda l’entrejambe. C’était tout plein de miel, là-bas dessous. Elle essaya d’enlever des amas de miel agglomérés autour de ses poils, mais il avait –une fois du plus- raison : ce serait plus facile de se nettoyer une fois immergée et en possession d’une brosse.

A ce propos, elle fut bien étonnée qu’il en posséda une. Cette bicoque dans laquelle il résidait se révélait bien plus vivable qu’elle ne se l’était imaginée. Ce qui l’amena à penser qu’il n’était décidemment pas qu’un simple homme du caniveau, tout sorcier soit-il. Elle le considéra un instant du regard, puis se redressa et le rejoignit.

« Attention sorcier, je vais vraiment finir par penser que vous êtes un gentleman » fit-elle, avec une pointe d’ironie.

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Edward Cullhorn

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MessageSujet: Re: Y a t-il un médecin dans la salle ?   Sam 13 Aoû - 23:56

Qu'Edward le veuille ou non, il était un gentleman à l'éducation presque parfaite. Presque, parce qu'il prenait un malin plaisir à se barrer d'un côté ou de l'autre d'Hispagnola, et à esquiver la compagnie de ses parents toujours occupés. Et charmeur, du reste. Bien qu'il considérât la mort de sa fiancée comme le deuil de sa vie, ne s'autorisant plus que la compagnie des catins pour le reste de ses jours, il ne pouvait s'empêcher de charmer certaines femmes. D'essayer, du moins, de leur plaire. Certaines lui donnaient l'impression qu'il était vivant, et c'était suffisamment rare pour la saluer d'un compliment, sincère, qui plus est.

Il frissona lorsqu'elle lui sussura un mot gentil pourtant teinté d'une légère acidité... Mais il ne lui en tenait pas rigueur. Comment le faire, dans l'état où il était ? Seul, isolé, de son plein gré, et voilà qu'une pute qu'il ne payait même pas venait le qualifier "d'amour". Quel que soit le contexte, c'était bienvenu. Ô combien bienvenu. Il répondit par un sourire fatigué et s'étira à nouveau en faisant craquer ses articulations, soucieux de se donner une contenance après s'être fait prendre au dépourvu.

Il attrapa une lourde marmite qui reposait sur des braises rougeoyantes, et il la fit basculer au dessus du tonneau en mettant toutes ses forces pour la soulever à la hauteur du bord avant de donner un coup de rein pour qu'elle bascule tout son contenu dans la baignoire improvisée. Il avait toujours de l'eau douce sur le feu. L'eau bouillante dégraissait, nettoyait, récurait, et pouvait même venir à bout de certains germes résistants. Et si elle ne lui servait pas pour tout cela, elle lui servait à la cuisine. Car monsieur Cullhorn cuisinait, ainsi qu'en témoignait une table dans un coin de la pièce, sur laquelle reposait encore un hachoir planté dans un bloc de bois, des ustensils et quelques pelures de légumes racornies. Une fois l'eau dans le tonneau, il récupéra la marmite qui oscilla dangereusement avant de rejoindre ses mains rougie par sa chaleur, et il la replaça sur le feu. Dehors, deux seaux d'eau au bout d'une longue perche de bois attendraient un nouveau voyage vers la cascade pour la remplir. Il entendit la voix de la jeune femme dans son dos et il se retourna. Le terme gentleman l'interpella.

Il lui sourit, se redressa inconsciemment, et l'espace d'un instant brilla dans ses yeux la flamme de l'Edward qu'il avait été, du gentleman bien élevé et propre sur lui. L'impression ne dura que quelques secondes, avant que son sourire ne redevienne idiot et qu'il hausse les épaules d'un air navré.

"Non m'dame. Gentleman? J'suis qu'un pouilleux. Et le bain de madame est avancé, si vous voulez bien vous donner la peine..."

Du ton d'un majordome, qui trahit une fois encore son éducation. Elle avait prononcé le terme "gentleman", et toute l'éducation que le sorcier idiot avait eu tant de mal à enfouir menaçait de refaire surface. Il fallait faire attention à ce qu'il disait. Il remua la tête d'un air las et lui désigna le tonneau d'où montaient quelques timides volutes de fumées. A peine plus de 25°C, mais avec un climat comme celui ci, ça n'était pas si désagréable. Il attrapa la brosse, le savon, et lui tendit le tout, en attendant sagement qu'il prenne place.

"J'vais pas vous frotter l'dos, hein, on en est pas encore là, mais l'coeur y est."
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Y a t-il un médecin dans la salle ?

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