FAQRechercherAccueilMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Ligeia Lay [Validée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité

Invité
avatar



MessageSujet: Ligeia Lay [Validée]   Mer 3 Aoû - 0:51

Bonsoir !

Ma fiche est terminée. Par contre, je n'ai pas vraiment respecté la fiche dans la partie description et caractère. J'ai quand même essayé de mettre toutes les informations demandées dans le texte. Si ça ne va pas, évidemment, je changerai tout ça. Voilà ^^ !



Sirène

La petite



~ Identité ~

Nom : Lay
Prénom : Ligeia
Surnom : La petite sirène

Age : 18 ans
Date de naissance : 22 Septembre

Sexe : Féminin
Race : Humaine

Orientation sexuelle : On ne sait pas vraiment. Hétérosexuelle probablement.

~ Myrajh ~

Travail à Myrajh : Aucun
Depuis combien de temps est-il sur l'île : Sa naissance



~ Apparence ~


    « Peut être un jour de tempête
    Nul ne pourra sortir du port... »

    La matinée est bien avancée. La Brume noire mouille dans une crique abritée en compagnie d'un autre navire sombre, non loin de la ville de Myrajh. L'eau est calme, et le ciel ensoleillé laisse entrevoir une blanche plage déserte, contraste surprenant avec la saleté et l'agitation du port. Matelot obéissant, vous accompagnez votre Capitaine à terre où se déroulera des négociations qui ne vous regardent pas. L'effort est facile pour vos bras entraînés, et votre esprit vagabonde rapidement... pour se laisser bientôt surprendre par une voix féminine.

    « ... Ce sera pour moi jour de fête
    Je resterai tout seul à bord... »


    Vous tournez la tête. Là-bas, au bout de la baie, sur des rochers, se tient une jeune fille. Elle chante. Sa voix, sans être d'une grâce ou d'une justesse exceptionnelle, porte loin, arrivant même à vous troubler ; de cette distance, elle paraît presque jolie. Plus votre embarcation approche de la rive et mieux vous pouvez contempler cette étrange créature, qui semble plutôt grande pour une femme – peut-être un mètre soixante-dix. Sa robe est d'un blanc sale, déchirée et mouillée sur le bas, aux longues manches bouffantes, et son corsage d'un état douteux contient une poitrine pas assez développée pour vos goûts rustres de marin. Lorsque vous la reverrez durant votre semaine passée à Myrajh, vous vous rendrez compte qu'elle en change rarement, et que sa garde-robe garde toujours ces mêmes couleurs pâles et blanchâtres. Mais surtout, ce qui vous frappe, ce sont ses longs cheveux raides. Longs, jusqu'au milieu du dos, coulant sur ses épaules au même rythme que les mouvements de sa tête, et d'une rousseur intense, presque sanglante. Hypnotique même. Ils brillent au soleil et prennent ce reflet cuivré qui vous fait tant penser à de l'or rouge. Est-elle belle ? Particulière oui, marquante probablement, mais belle... À sa façon, peut-être.

    « ...Si par hasard je ferai naufrage
    Le filet sera mon linceul... »


    Vous touchez terre. Après avoir tiré le canot sur le sable, vous laissez votre capitaine et un autre matelot s'engager plus en avant dans les terres. Vous, votre rôle est de garder ce que comporte l'embarcation. Un simple marchandage de routine sans grand risque. Alors vous vous autorisez à approcher légèrement de l'endroit où est assise l'enfant. Juste assez pour mieux voir, mais pas trop pour ne pas l'effrayer. Elle ne vous a pas remarqué et regarde rêveusement à l'horizon, ignorant superbement les deux navires ancrés ici. De là, sa voix vous semble plus criarde, éraillée, comme si elle passait ses journées à chanter jusqu'à s'en détruire les cordes vocales. Ses pieds trempent dans l'eau et elle les balance lentement dans ce qui semble être un tic. Puis elle lève la tête. C'est de cette manière que vous croisez le vert intense de ses yeux en amande remarquable, un vert presque bleu, et ses traits jeunes encore un peu enfantins, doux, avec ces lèvres roses bien dessinées. Aucun bijou n'orne sa peau pâle, si ce n'est une étrange sculpture grossière en bois pendue à son cou par un bout de ficelle. Et lorsqu'elle chante, vous avez presque l'impression qu'elle tente de vous hypnotiser, de vous attirer à elle, de... Vous reculez, mal à l'aise à cause la fixité de son regard. Alors, brusquement, comme tirée d'un rêve étrange, elle se lève, puis s'en va. Sa démarche paresseuse et dansante fait bouffer le bas sale de sa robe, et sa voix, en s'éloignant, devient de plus en plus agréable. Presque jolie.

    Et pendant longtemps encore flotte dans votre tête l'air de sa chanson...

    « ...Pas de canot de sauvetage
    Jusqu'au bout je veux rester seul. »


~ Psychologie ~


« Ici, si on l'appelle la petite Sirène, c'est pas pour rien...

Peut-être d'abord pour le côté sympathique du conte. C'est encore une enfant, malgré son âge. On la voit parfois rire et sautiller comme une vraie gamine devant des tours de magie ou une histoire drôle. Oui, elle peut être une interlocutrice enjouée et amusante dans ses gentils caprices. Mais rarement. Et puis, cette manie de chanter... Si elle avait une voix magnifique et délicate, je veux bien, mais même pas, elle est éraillée et pas toujours juste ! Enfin, ça ne l'empêche pas d'avoir du coffre la gamine, et une sacrée mémoire : elle possède un répertoire assez étonnant. Au début, on trouve ça mignon, charmant même, tout comme son habitude d'aller nager, parfois nue, dans les étangs, les rivières, et surtout la mer.

Mais après, ça commence à devenir bizarre.

Elle est lunatique, déjà. Ses changements d'humeur sont proprement effrayants. Parfois, sur un mot ou une phrase qui ne lui plaît pas, elle se rétracte, se tait, ou s'enfuit, ou encore s'immobilise et se met à rêver. Ah oui, pour sûr, c'est une rêveuse la sirène ! Souvent le regard dans le vague, un étrange sourire aux lèvres, et les doigts tapant une mesure imaginaire. Elle oublie beaucoup de choses, se trompe sur les prénoms, n'est jamais à l'heure, renverse choppes et paniers de linges... Une vraie fainéante, on a accepté depuis longtemps qu'elle ne travaillerai sans doute jamais. De toute façon, elle n'a aucun talent particulier... et elle déteste les ordres presque autant que l'alcool et sa tante. Sa tante qui heureusement s'occupe quand même de la nourrir ! Une brave femme, Susan. Enfin, c'est une enfant fantasque, qui n'a pas d'amie, et ne cherche pas la compagnie des gens. Et parfois... elle pique des colères terribles, comme une vraie gamine capricieuse. Elle fait même un peu peur avec son regard changeant et terriblement incisif. Son regard trop vert.

Le pire, c'est ses manies. Ses chansons. Pourquoi va-t-elle sur la plage qu'elle parcourt de long en large en chantant ? Pourquoi se dresse-t-elle sur les rochers lorsqu'il y a du vent en hurlant des musiques insensées ? Et pourquoi cette idée fixe, cette envie de naufrage ? Une fois, un grain se préparait. Mais la sirène, elle ne s'en préoccupait pas ; elle chantait, en nageant, obsédée, le regard cherchant quelque chose à l'horizon lorsqu'elle arrivait à lever la tête. La mer grossissait, des vagues se levaient, mais elle ne craignait pas pour sa vie, elle continuait à chanter, crachant et s'étouffant à moitié. Personne n'osait aller la sauver ; on avait peur qu'elle fasse une crise d'hystérie, qu'elle griffe et qu'elle morde comme une bête sauvage. Ça lui ait déjà arrivée la fois où on a dû la repêcher de l'eau du port. Enfin, finalement, elle a été rejetée sur la plage – ou peut-être une lueur de sagesse lui fit regagner terre – où elle s'écroula presque noyée. La pluie battait drue, brûlant son corps de sa morsure, mais elle ne bougeait pas, perdue dans une rêverie intérieure que je ne voudrait pour rien au monde partager.

Et si vous êtes un marin, ne vous approchez pas. Son obsession, c'est les gens de mer. Elle chante pour eux et pour leur navire, qu'elle dit. Pour les chavirer. Je crois qu'elle pense réellement que sa voix a du pouvoir, qu'elle peut hypnotiser, charmer, attirer, faire s'échouer ou que sais-je encore ! Elle est complétement enfermée dans son propre monde, avec ses propres règles. Les seules choses qu'elle aime faire, ce sont chanter, nager, se promener sur le sable, et sortir par ces foutus mauvais temps, comme une possédée. Oui, elle est gentille avec ceux qu'elle connaît, mais les marins... Évitez les problèmes, voulez-vous ? »


~ Sociabilité ~

Famille : Astrée Yamapou (mère – décédée), Thomas Lay (père – décédée), Eas Lay (frère – décédé), Daniel Lay (oncle), Susan Middletown-Lay (tante) & Marie Lay (grand-mère)
Amis : /
Collègues : /
Ennemis : /
Amour : Peut-être en cache-t-elle un au fond de son cœur... Qui sait ?


~ Histoire ~


    Une enfant à la longue tresse rousse court. La plage est déserte, et des morceaux de bois échoués gênent sa course. Elle les contourne, saute par dessus, puis s'écroule, face contre sable. Il est frais, et humide. Puis elle se retourne pour contempler le ciel nuageux. Un ciel gros, aux couleurs grises changeantes, avec du noir qui lentement se diffuse, comme une goutte d'aquarelle sur une feuille humide. Au loin, un grondement interrompt le bruit léger du ressac.

    Une première goutte de pluie tombe sur sa joue. Et se mêle à ses larmes.


    « Il est mort, ton père. Et c'est de ta faute, Sorcière ! Pourquoi chantais-tu cette chanson de mort ? Je t'ai dit que la voix est dangereuse, que la voix a du pouvoir. Méchante fille, méchante ! »

    Sa mère a été violente, ce soir. Daniel et elle se sont encore disputés. Ils voulaient l'attraper pour la corriger, mais elle est vive, Legeia, alors elle a couru. Et maintenant, elle est là, sur cette plage neutre, pâle, humide.

    L'enfant se lève, et retire sa robe. Elle est nue, désormais, nue face à la moiteur de l'air lourd et orageux, offerte à la pluie qui s'intensifie de minutes en minutes. Ses cheveux se collent à sa peau, s'assombrissent et frisent un peu. Elle avance, dégustant le froissement du sable sous ses pas. Bientôt, l'écume de la mer touche ses doigts de pieds. Elle tremble un peu ; l'eau est froide.

    Un frisson traverse lentement son corps jeune à l'orée de l'adolescence. Un frisson d'expectative. Elle ferme les yeux, et avance encore d'un pas. Les vagues battent désormais ses chevilles, d'une façon à la fois tendre et incisive. Le vent commence lentement à se lever, et Ligeia a froid, malgré la pluie chaude qui ruisselle sur son corps. Sa poitrine naissante durcit, et de la chair de poule parsème son corps.

    Encore un pas, puis deux. Puis trois. Ignorant le froid, elle avance, prête à recevoir la violence maritime, l'accueil amoureux de l'océan. Elle imagine le corps de son père tomber à l'eau, se débattre, s'enfoncer, couler... Elle voit l'océan le prendre, le dévorer, le déchiqueter entre ses doigts terribles. Et à elle, que va-t-il faire l'océan ? La prendre ? La tenir et la relâcher, ou la garder en son sein ?

    Elle avance, et bientôt, sous l'action titillante des vagues, elle n'a plus pied. Elle frissonne sous le froid mordant et sent le sel attaquer quelques unes de ses griffures. Ses muscles durcissent et elle nage, avançant toujours. Ballotée par l'eau agitée, et repoussée par le courant, elle lutte, empêchant l'océan de prendre le contrôle, de la vaincre, de la soumettre. Elle lutte faiblement, puis, sur une vague plus puissante, est vaincue.

    Ligeia se retrouve submergée. L'étreinte de l'océan est parfaite. Il est là, autour d'elle, en dessous d'elle, au dessus d'elle, derrière elle, et en elle. Pénétrée par sa violence, la jeune fille est secouée dans tous les sens, ballotée, chamboulée jusqu'à l'intérieure d'elle-même. Elle se cambre, puis lutte encore faiblement, ne pouvant plus respirer, les poumons prêt à éclater. Mais chacune de ses ruades est repoussée, écrasée sous un poids infini, qui étire son corps jusqu'à la rupture.

    Puis le sol. Le sable acéré, les coquillages tranchants, et cette poussée terrible contre laquelle elle ne peut résister. Brusquement, au bout d'une roulade interminable, la tension se relâche, et lorsque l'océan se retire, Ligeia peut enfin relever la tête hors de l'eau. Elle aspire l'air à grande goulée, aspire, et tremblante, se traîne lentement vers le rivage. Des vagues l'enveloppent, mais ne l'atteignent plus complétement, et l'aident à achever son voyage. Elles lèchent encore une dernière fois son corps, lui rappelant l'étreinte mordante du maître, et se retirent, la laissant s'écrouler sur le sable humide de pluie, mais hors de portée de l'éreintant océan.

    « Qu'ai-je voulu faire ? ... » se murmure-t-elle, étonnée.

    On aurait dit un suicide. Elle sent qu'elle en a échappé par miracle, et ferme les yeux épuisée. L'Océan ne l'a pas gardée, elle l'a vaincu ; l'enfant y voit un signe. Et, adsorbée par ses pensées, elle oublie tout le reste.

*
* *



    « Viens Eas, je veux te faire découvrir quelque chose ! »

Ligeia a grandit, depuis sa première nuit, sa première bataille. Elle est désormais plus grande, aux formes presque adultes, et à la démarche plus assurée. Sa voix a gagné en puissance, et sa foulée est rapide sur le sable traître. À côté d'elle, son grand frère, Eas, qui est désormais un adulte responsable, un marin. Il tient la main à sa sœur, et elle l'entraîne en courant. Il n'y a qu'avec lui qu'elle ne chante pas.

Il fait beau, et la nuit promet d'être claire. Pour l'instant, un soleil rougeoyant se couche lentement, et les vagues semblent soupirer de fatigue en s'échouant, comme après une longue journée de travail. Ligeia continue jusqu'au bout de la plage, tirant toujours son frère, monte sur une langue rocheuse qui s'avance dans l'eau, et s'arrête au bord de l'océan, là où les vagues se fracassent. Puis elle se tourne vers lui, souriante.


« Écoute... Écoute le chant de l'océan, écoute sa douce musique. Tu entends les vagues mourantes ? Tu sens le vent qui chante sur les crêtes écumeuses ? Tu perçois la chanson du ressac et des oiseaux de mer ? »

Elle ferme les yeux, offerte à ce son. Puis, sa langue se délie, et elle chante une de ses chansons de marins, forte, criarde. Qu'elle se marie bien avec l'Océan, qu'elle se lie bien à lui, le complète, prend cet air sauvage et indomptable ! Les gens ne savent pas déceler cette harmonie, ils attendent l'absolu dans la voix pourtant esclave. Non, tout est question d'alliance magique, et celle qu'elle a formé avec l'océan est exceptionnelle, elle le sent.


« C'est ça que tu voulais me dire ? » demande-t-il avec étonnement.

Ligeia ouvre les yeux et les ancre dans les siens. Ils ont les mêmes, verts bleus, intenses et en amande, comme ceux d'une créature surnaturelle.

« Non Eas. Je voulais te dire que je t'aime.
– Moi aussi je t'aime, sœurette », rit-il en tendant une main fraternelle pour lui caresser la tête.

Elle repousse sa main. Il fronce les sourcils, et elle s'avance vers lui jusqu'à le frôler.


« Non, je t'aime comme une femme aime un homme. Épouse-moi. Dans tes veines coule la navigation, la piraterie. Tu domines les flots. Dans les miennes, c'est l'océan même qui rugit, qui m'emporte, qui sait me guider. Et ma voix est son réceptacle, son maître. Ensemble... soyons ensemble pour gouverner la mer ! Moi, avec toi, contre tous. Je ferai chavirer les navires, j'écraserai leurs corps avec la puissance de mon amant l'Océan, je guiderai ton bateau vers des terres fertiles, je chanterai pour éloigner le mauvais sort, et tu domineras l'eau terrible pour ne pas qu'elle m'emporte, pour que... Qu'as-tu ? »
Il recule doucement, les yeux écarquillés. Ligeia attrape vivement son bras et se colle à lui. Il ne peut guère bouger, le dos collé contre un rocher. Il essaie de la repousser violemment.

« Tu es folle ! Arrête ça tout de suite et rentrons à la maison, crache-t-il. C'est un ordre.
– Mais...
répondit-elle, troublée. Mais je suis belle, je suis ta moitié, et je suis femme et consentante ! Que veux-tu de plus ? QUE VEUX-TU ?
– Tu es ma sœur, je ne veux pas de toi ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu dis, arrête !
»

Il hurle. Ligeia l'ignore, et se jette sur lui, pour essayer de l'embrasser, de le faire taire. Elle l'enlace, fortement, et il n'ose pas trop se débattre de peur de la faire tomber à l'eau. En bas, l'écume continue de jaillir de la confrontation entre les vagues et l'océan.

« À moi... tu es à moi », se répète-t-elle comme une litanie dérangée.

Il crie, il la secoue, il essaie de la raisonner, mais elle n'écoute pas, toute à sa douleur. Pourquoi la rejette-t-il ? Eas... Son beau Eas... Ils sont enfants de l'Océan, destinés à être ensemble. Ils seraient si beaux, réunis !

Une vague plus haute que les autres, accompagnées d'un vent violent, les déstabilise soudainement tous les deux. Brusquement, en ressentant la puissance de l'eau, une idée surgit. Ligeia se dégage alors sans mal, aidée par la confusion de son frère.

Puis elle pousse Eas. Avec force.

Déjà déséquilibré, il bascule. Puis disparait dans une gerbe d'écume. Giflée par le vent et des gouttes d'eau vicieuse, la jeune fille se penche et guette l'eau, plus bas. Rien. Juste la mer. Puis, quelques longues minutes plus tard, un corps surgit de l'eau, et flotte un instant au creux d'une vague, avant de replonger. Un corps mou, sans volonté.

Satisfaite, Ligeia se relève, et escalade les rochers.

*
* *



Il fallut mentir, nier avoir vu son frère, y repensait Ligeia en se promenant. Oui, elle dû s'inquiéter et pleurer lorsqu'on ramena son corps noyé et brisé à la maison. On cru à un accident, et certains pensèrent à un suicide. Ce fut dur, pour sa sœur, car Ligeia était réellement triste, aimant avec force ce frère fougueux. Mais, elle ne s'inquiétait pas. Son âme dormait au creux de l'Océan, et elle était certaine que sa force coulait désormais dans ses veines. Après avoir vaincu l'Océan une première fois, son frère avait succombé.


« Pris de remords et l'âme en peine... »


Elle marchait lentement sur la plage. C'était la baie principale de Mirajh, et à quelques mètres, des quais commençaient à s'élever, attendant patiemment que des navires vomissent leur riche cargaison sur leurs planches gorgées de sel. Ligeia se promenait, observant avec attention la trace de ses pas sur le sol. Elle aimait marcher pied nu, sentir le sable s'enfoncer sous son poids, entendre son crissement léger, son renflement doux lorsque de l'eau s'en échappait. Et la jeune rousse chantait, haut et fort, avec sa belle et jolie voix.


« Il dit sa faute en sanglotant... »


Elle aperçu un groupe de marins, en face. Maintenant, ils commençaient à la connaître, les marins. Certains apprenaient son surnom, « Sirène », et ils en rigolent un peu dans les tavernes. Ceux-là, ils s'inclinèrent avec moquerie en la voyant, et ils s'en allèrent en riant. Ligeia les ignora, et continua son chant.Ils la connaissaient peut-être, car ils s'habituaient à sa présence près de l'eau, lorsqu'elle hurlait, chantait, parlaient, caressait, murmurait, chuchotait, implorait de sa tendre voix leur petits navires de bois fragile de se fracasser contre les récifs. Ça ne marchait pas toujours, jamais même, mais son heure viendra, Ligeia en était sûre.


« … D'un geste fou, le Capitaine... »


Son père mort lui revenait, parfois, lorsqu'elle nageait, que la tempête grondait. Et son frère désormais l'accompagnerai partout. N'était-elle pas fille de l'Océan, Sirène dévoreuse d'âme ? Plus forte encore que les marins batteurs de flots, plus forte que les hommes à la main lourde, plus forte que les vampires coureurs de nuit, plus forte que les Capitaines aux hommes loyaux, plus forte que la mer qui vole et ne rend pas. Oui... elle croyait sentir l'âme des morts en mer, elle croyait entendre leur plainte lorsque le vent hurlait et que les vagues grondaient. Et ils étaient à elle, pour toujours. Leur sang coulait dans ses veines, leurs espoirs aussi. Ligeia rit. Bientôt elle commanderait à la Mer Terrible, et la Sirène sera un nom que l'on ne prononcera qu'en tremblant. Oh, elle, une simple femme humaine, comme elle sera Unique, comme elle sera forte !


« … A tué le gosse, à bout portant. »


La puissance... La puissance... Elle souriait en pensant à son secret, à ce qu'elle pouvait faire, et à son allié, l'Océan, Maître terrible qu'elle pouvait soumettre de sa voix. Elle aimait le jeu, le défi, le duel entre deux personnes, deux volonté, deux puissances. L'adrénaline dans les veines, la ruse, et l'Océan, derrière, parfois ennemi, parfois allié. Comme la beauté de la mort l'attirait, la consolait, et tremblait dans ses veines comme un pouvoir naissant qui ne demandait qu'à être relâché ! Bientôt, l'Océan et elle ne feront plus qu'un. Bientôt.

Et Ligeia chantait.

~ Hors Rpg ~

Toi : ton nom/surnom : Léa
Depuis combien de temps fais-tu du RPG : Depuis trois ans, avec des hauts et des bas en terme d'activité.
Ton niveau : Bon quand je suis motivée.
Ta disponibilité pour le forum : Grande, car il est tout beau !
Comment as-tu connu Myrajh ? : Par les partenaires.








Dernière édition par Ligeia Lay le Jeu 4 Aoû - 1:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité
avatar



MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   Jeu 4 Aoû - 0:48

Voilà, terminée je crois. À vous de voir ^^.
Revenir en haut Aller en bas
Esprit Pirate

Esprit malin... enfin malin c'est vite dit

Esprit malin... enfin malin c'est vite dit
avatar

Nombre de messages : 872
Age du personnage : 24
Bateau/Equipage : Swashbuckler
Le mot de la fin : Chaussette ?
Date d'inscription : 10/11/2008

ID Card
Liste des RPG en cours:
Relations du personnage:


MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   Jeu 4 Aoû - 1:01

Bienvenue sur Myrajh =)

Je m'occupe de ta fiche demain, là j'ai un oeil qui dit merde à l'autre tellement je fatigue pirate

___________________________________

Well, they call me a pirate
Cause I live out on the waves
And they think that I’m a scoundrel
But I’ll never be a slave

Je ne suis qu'un esprit malin, n'essayez pas de me contacter par mp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://myrajh.forumactif.org
Invité

Invité
avatar



MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   Jeu 4 Aoû - 1:06

Merci, et bonne nuit alors =P !

(Je comprends car moi aussi je file au lit -> [])
Revenir en haut Aller en bas
Esprit Pirate

Esprit malin... enfin malin c'est vite dit

Esprit malin... enfin malin c'est vite dit
avatar

Nombre de messages : 872
Age du personnage : 24
Bateau/Equipage : Swashbuckler
Le mot de la fin : Chaussette ?
Date d'inscription : 10/11/2008

ID Card
Liste des RPG en cours:
Relations du personnage:


MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   Jeu 4 Aoû - 13:40

Alors alors ^^

Très jolie fiche, tu as bien exploité le predef, et tu as un style d'écriture agréable à lire.

Très peu de fautes, tu sembles juste ne pas aimer le conditionnel (Ex : elle l'accompagnerai => accompagnerait; le conditionnel c'est du futur (accompagnera) avec la terminaison de l'imparfait (accompagnait) => accompagnerait)

Voilà pirate C'était juste histoire d'être fidèle à ma réputation (=> chiante)

Sinon j'aime beaucoup la fiche, et je te valide

Bon jeu !

___________________________________

Well, they call me a pirate
Cause I live out on the waves
And they think that I’m a scoundrel
But I’ll never be a slave

Je ne suis qu'un esprit malin, n'essayez pas de me contacter par mp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://myrajh.forumactif.org
Invité

Invité
avatar



MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   Jeu 4 Aoû - 22:21

DES FAUTES ? Naaaaan, j'ai honte T.T !

Je relirai tout ça pour corriger. Sinon, juste une question ; une de vous aurait-elle l'image entière de l'avatar ? Je l'aime beaucoup, j'ai cherché un peu, et j'ai pas trouvé ._.

Et merci pour la validation !
Revenir en haut Aller en bas
Esprit Pirate

Esprit malin... enfin malin c'est vite dit

Esprit malin... enfin malin c'est vite dit
avatar

Nombre de messages : 872
Age du personnage : 24
Bateau/Equipage : Swashbuckler
Le mot de la fin : Chaussette ?
Date d'inscription : 10/11/2008

ID Card
Liste des RPG en cours:
Relations du personnage:


MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   Jeu 4 Aoû - 22:27

Erff... c'est moi qui ai fait les avats des predefs, l'ennui c'est que toutes les images étaient sur mon ordi crashé :/.... Je vais voir si je l'ai sur le nouvel ordi ou si je peux la retrouver ^^

___________________________________

Well, they call me a pirate
Cause I live out on the waves
And they think that I’m a scoundrel
But I’ll never be a slave

Je ne suis qu'un esprit malin, n'essayez pas de me contacter par mp
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://myrajh.forumactif.org
Invité

Invité
avatar



MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   Ven 5 Aoû - 17:32

Merci, et si tu ne la retrouves pas, tant pis, je demandais juste au cas où ! ^^
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Ligeia Lay [Validée]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Ligeia Lay [Validée]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Myrajh  :: Généralités :: 
Recensement de Myrajh
 :: 
Citadins
-